SIDA et MST
Date: 2006-02-18
Les maladies sexuellement
transmissibles
Introduction, Classification,
En savoir
plus
Les MST ne sont pas une fatalité
Aujourd'hui, les maladies sexuellement transmissibles (MST)
connaissent une importante progression. Il ne faut en aucun cas les
prendre à la légère car si elles ne sont pas
traitées rapidement, certaines peuvent devenir
graves
Transmises par les contacts sexuels, génitaux,
oro-génitaux ou ano-génitaux, les MST sont des maladies
extrêmement contagieuses qui sont dues à des microbes,
bactéries, virus ou champignons. Un seul rapport peut suffire
à vous contaminer. Les MST peuvent être transmises
à votre bébé si vous êtes enceinte et les
conséquences sur sa santé sont souvent graves.
Certaines passent fréquemment inaperçues chez les
femmes. Vous et vos partenaires sexuels devez impérativement
vous faire traiter dans les plus brefs délais au risque de
séquelles parfois dangereuses.
Vos meilleures armes ? Une bonne hygiène intime et
quotidienne (par exemple, uriner après un rapport sexuel), la
réduction de votre nombre de partenaires sexuels et
l'utilisation systématique des préservatifs, sauf si
vous êtes certains de votre fidélité mutuelle.
Encore faut-il s'y tenir.
Deux MST particulières : le Sida et
lhépatite B
Le sida et l'hépatite B se transmettent lors des rapports
sexuels, non protégés, et par le sang. Ces deux
maladies sont redoutables pour votre santé.
L'hépatite B est la seule MST qui dispose d'un vaccin
permettant de l'éviter. Faites vous donc vacciner, car c'est
votre meilleure protection.
Pour le sida, il n'existe aucun vaccin pour le moment. L'usage
systématique du préservatif est donc
impératif.
Les plus sournoises
L'infection à chlamydiae peut évoluer sans le
moindre signe. Chez la femme, ce germe l'expose à une
infection des trompes (salpingite), à un risque de
stérilité et de grossesse extra-utérine.
L'infection bactérienne à mycoplasme est tout aussi
discrète et peut être responsable des mêmes
conséquences. Parfois, elle se traduit par des pertes et des
démangeaisons assez banales mais dans 40% des cas, il n'existe
absolument aucun signe. Fréquemment associée à
l'infection à chlamydiae, les médecins recherchent
souvent ces deux bactéries en même temps avant d'initier
un traitement antibiotique d'une vingtaine de jours.
Les condylomes vénériens sont des petites verrues,
appelées crêtes de coq, qui prolifèrent sur les
organes génitaux. La plupart du temps, elles sont visibles
à l'il nu mais il en existe des microscopiques. Le
traitement chimique local est parfois décevant car la maladie
peut récidiver. Il faut alors procéder à une
électrocoagulation ou brûler les lésions au
laser, à la neige carbonique ou à l'azote liquide. Elle
doit être prise au sérieux en raison d'un risque de
cancer génital. De bonnes raisons de consulter
régulièrement votre gynécologue.
Les plus bruyantes
L'infection parasitaire à trichomonas et l'infection
bactérienne à gardnerella vaginalis entraînent
systématiquement des pertes abondantes et malodorantes qui
donnent le signal d'alerte. Ces deux MST sont pourtant très
bénignes. Un simple prélèvement vaginal confirme
le diagnostic et un traitement, souvent local sous forme d'ovules
vaginaux, permet d'en venir à bout. De toute façon la
gêne occasionnée est telle quelle vous conduit
tout droit chez votre médecin.
Les plus anciennes
Syphilis, gonococcie (communément appelée
"chaude-pisse") et herpès génital sont connus depuis la
nuit des temps. Pourtant, elles continuent de sévir.
L'herpès connaît actuellement une expansion
impressionnante : on signale 1 million de nouveaux cas par an en
France.
Il se traduit par l'apparition de petites vésicules en
bouquet qui sont douloureuses. Un traitement antiviral local permet
de faire disparaître pendant un temps ces lésions. Ce
n'est pas une maladie grave, mais il n'existe pas de traitement qui
permette d'en venir à bout et elle récidive
souvent.
Syphilis et gonoccocie touchent toujours un bon nombre de
personnes. Elles peuvent passer inaperçues pendant longtemps
chez les femmes. Diagnostiquées et traitées à
temps, elles ne sont pas graves mais sont responsables de
complications sévères si elles sont
négligées et non traitées. Le traitement
antibiotique est pourtant simple.
MST et grossesse
La plupart des MST peuvent être dangereuses pour
lenfant. Par exemple les gonococcies, la syphilis et les
mycoplasmes peuvent contaminer le ftus et provoquer des
avortements ou des maladies graves de lenfant. Le gonocoque et
les chlamydiae peuvent contaminer lenfant lors de
laccouchement et provoquer des conjonctivites.
Lherpès génital enfin peut infecter le ftus
au moment de laccouchement et entraîner des atteintes
graves de lenfant. Une poussée dherpès au
moment de laccouchement peut donc faire pratiquer une
césarienne.
Dans tous les cas, si vous avez des doutes ou des
antécédents de MST, parlez-en à votre
médecin qui saura vous conseiller.
Chaque année, on dénombre 330 millions de cas de MST
dans le monde et des centaines de milliers de personnes en France
sont infectées. Des chiffres qui doivent vous inciter à
la prudence et à ne pas négliger la
prévention.
Le mieux reste qu'elles ne passent pas par vous.
Ghislaine Trabacchi, le 15 mai 2000
Classification:
La SYPHILIS
Due au tréponème pale
(spirochète). Rare de nos jours, véritable fleau
autrefois. Se guérit bien maintenant.
Contamination vénérienne, rarement
non vénérienne (Laborantins, médecins) plus
rarement indirecte. Contamination parfois congénitale.
Evolution de la maladie.
- Période d'incubation: 15 à 20
jours, aucun signe.
- Période primaire : (Syphilis
Primaire)
Apparition d'un chancre : (Ulcération rosée
sur une base indurée) se situant sur la zone de contact
(verge, vulve, amygdales).
Association d'un ganglion satellite (inguinal).
- Période secondaire : Syphilis
secondaire. S'étend du 2ème mois à la
3ème, 4ème année.
Apparition de la roséole et des plaques muqueuses
(vulve, région anale, bouche).
Apparition de plusieurs éruptions cutanées
intéressant tout le reste du corps.
- Période tertiaire et quaternaire :
Apparaît dans un délai de 5 à 10 ans.
Affection touchant tous les organes (gommes syphilitiques),
cerveau, foie, moelle épinière, et.).
La Biologie.
Apparitions d'anticorps
appelés réagines qui seront mises en évidence
par diverses réactions.
&nbs p; BW, Kline, VDRL, Kolmer,
Nelson, TPHA, FTA.
Traitement.
La Pénicilline (sous
toutes ses formes)
Se guérit bien de nos jours.
En
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LE CHANCRE MOU
Dû au bacille de Ducrey, rare sous nos
climats.
Contamination : Directe
La maladie .
Incubation: 2 à 6 jours
Période d'état : Ulcération
profonde creusante grisâtre, douloureuse sur base molle. Pas de
ganglion satellite.
La Biologie
Intradermoréaction de Dmelcos
Recherche directe du bacille de Ducrey
Traitement
Streptomycine, auréomycine
La
LYMPHOGRANULOMATOSE
ou
Maladie de Nicolas et Favre
La maladie de Nicolas-Favre est due à 3
sérotypes de C. trachomatis. Elle est devenue
exceptionnelle dans les pays développés. La
lésion est un micro-chancre indolore situé sur les
organes génitaux externes ou dans le vagin. Il existe souvent
des adénopathies satellites unilatérales très
inflammatoires qui peuvent se fistuliser spontanément. Le
diagnostic repose sur la mise en culture de C. trachomatis
à partir des lésions ou sur des réactions
sérologiques très positives (2 1/256) par
micro-immunofluorescence. Le traitement repose sur un anti-chlamydien
type cycline pendant 20 à 30 jours.
la maladie
- Phase primaire
&nbs p; Aprés 15 jours
d'incubation apparition d'un chancre (érosion
à contours polycycliques) accompagné de plusieurs
gros ganglions inguinaux allant donner du pus (pomme
d'arrosoir) le tout accompagné d'une fièvre
à 38 - 39°.
- Phase de
généralisation
&nbs p; Donne ensuite des
lèsions cutanées et ostéo-articulaires.
- Phase tertiaire
&nbs p; Oedemes
génitaux,
&nbs p; Elephantiasis.
&nbs p; Ulcérations et
adénopathies.
Biologie
Réaction de FREI + (innoculation au
cerveau du rat).
Traitement
L'AUREOMYCINE.
CYCLINES
La GONOCOCCIE ou
BLENNORRAGIE
(Ou Chaude Pisse)
Dû au germe Neisseira gonnorhea.
Fréquent sous nos climats, douloureux chez l'homme, se soigne
bien mais peut laisser des séquelles compromettant la
fertilité surtout chez la femme.
Contamination :
Presque toujours vénérienne.
Rarement par objets interposés.
La maladie :
Chez l'homme:
&nbs p; &nb sp;
Infection localisée à l'urètre pénien
entraînant des brûlures intolérables lors des
mictions (Chaude pisse, lames de rasoir). Ecoulement urétral
associé. Peut évoluer vers l'atteinte de la prostate
des vésicules séminales et des épididymes.
Chez la femme :
&nbs p; &nb sp;
Peu douloureux, atteint la vulve l'urètre, l'orifice cervical.
Simple écoulement indolore. Peut gagner rapidement les trompes
et constituer un salpingite.
La Biologie :
Mise en évidence du germe à
l'examen direct.
Le Traitement :
Traitement par antibiotiques (Ampicilline,
Kanamycine, Rovamycine, etc.). Possibilité de traitements
minute (1 seule prise d'une forte dose d'antibiotiques).
Grave par les séquelles possibles de
stérilité chez l'homme et chez la femme. Grave par
l'existence de porteuses saines pouvant contaminer les
partenaires.
En
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Affections
à CHLAMYDIAE
Micro organismes Gram Négatifs
véritables parasites intra cellulaires responsables
d'urétrite, cervicites, conjonctivites et pneumopathies.
Sexuellement transmissibles.
La maladie
Représentent 30% des infections
génitales chez l'homme et chez la femme. Peuvent être
caractérisées par des écoulements
urétraux chez l'homme, des leucorrhées (pertes
blanches) et des douleurs pelviennes chez la femme.
Mais la plupart du temps ces infections sont sans
symptômes et il existe pas mal de sujets dits porteurs
sains.
La principale complication des chlamydioses est
représentée par la possibilité de se propager
à bas bruit vers le haut appareil génital (trompes par
exemple) pouvant entraîner une STERILITE.
La Biologie
Le diagnostic est fait par la mise en
évidence du germe lui même ou par la présence
d'anticorps dans le sang circulant.
Traitement
Se traite bien par certaines
catégories d'antibiotiques, les cyclines par exemple.
Existence récente de traitements antibiotiques minutes en une
seule prise.
En
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MYCOPLAS MES
Connues dans l'espèce humaine depuis 1937, une dizaine
d'espèces de ces protistes (êtres unicellulaires),
procaryotes (absence de membranenucléaire) sont isolées
chez l'homme dont quatre sont potentiellementpathogènes:
Mycoplasma pneumonine, M. hominis, M. genitalium etUreoplasma
urealyticum.
Épidémiologie actuelle
Ces mycoplasmes sont des commensaux opportunistes des voies
génitales basses. La colonisation varie avec l'âge, le
sexe (surtout la femme)la race, le niveau socio-économique et
l'activité sexuelle. La contagiosité par voie sexuelle
a été largement démontrée: il existe une
incidence plus élevée que la moyenne chez les
partenaires de sujets infestés. U. ureulyticum est 2ou 3 fois
plus fréquent que M. hominis [40].
Bien que commensaux, ils peuvent devenir pathogènes et
donner des manifestations cliniques quand ils prolifèrent en
abondance (concentration >10000 Unités Changeant
Couleur/ml) et surtout quand ils sont associés à
d'autres pathogènes génitaux (C. trachomatis,
gonocoque, vaginalis, vaginose bactérienne...)
[41].
Mycoplasmes et reprodaction
De nombreuses observations tentent à démontrer que
la présence de mycoplasmes dans l'appareil génital de
l'homme ou la femme altère lafécondité du couple
[42]. Cette hypofécondité est d'autre part
corrigée après traitement par tétracyclines
[43]. Cependant, nous manquons d'études
précisant les mécanismes en cause. La recherche et le
traitement systématiques des mycoplasmes sont
préconisés par certaines équipes lors des
procédures d'aide médicale à la
procréation [44].
Particularités cliniques
Quand elle est symptomatique, I'infection à mycoplasmes
peut prendre différents aspects:
Les urétrites: surtout dues à U. ureulyticam, elles
représentent 15 à 20% des urétrites non
gonococciques. Elles sont habituellement subaiguës.Chez l'homme,
elles peuvent être le point de départ de prostatites,
épididymites.
Des vaginites (où les mycoplasmes sont souvent
associés à des anaérobies ou une VB) et des
cervicites sont également possibles, qui peuvent constituer le
point de départ d'IGH.
Les bartholinites à mycoplasmes sont rares mais non
exceptionnelles[45].
Moyens du diagnostic
Les cultures cellulaires, après avoir effectué un
prélèvement abrasif, sont la technique habituelle, qui
permettra notamment de différencier U.ureulyticum de M.
hominis. Récemment, la technique PCR a été
proposée,qui semble aussi intéressante que pour C.
trachomatis.
Principes thérapeutiques
Un traitement est nécessaire à chaque fois que le
mycoplasme est responsable de manifestations cliniques ou qu'il est
associé à d'autrespathogènes. Macrolides
à 16 carbones (type josamycine), cyclines de 2eme
génération (type doxycycline) et pristinamycine peuvent
être utilisés chez la patiente et son (ses)
partenaire(s) [46] . À défaut d' indication
précise dans lalittérature, nous proposons une
durée de traitement de 7 à 10 jours.
HEMOPHILUS VAGINALIS
Gardnerella
Bacille gram Négatif sexuellement
transmissible exclusivement. Très fréquent sous nos
climats
La maladie
Simple vaginite avec brûlures et pertes
blanches malodorantes chez la femme. L'homme est
généralement porteur sain mais contamine. Rarement de
complications.
La biologie
Mise en présence possible de l'agent
infectieux par examen direct.
Traitement
Par antibiotiques spécifiques et
traitement local. Possibilité de traitements minutes.
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Les MYCOSES
Extrêmement fréquentes, elles
sont dues à plusieurs variétés de champignons
dont le plus fréquent est le candida albains.
Sexuellement transmissibles mais pas
exclusivement. Possibilité de contagions diverses.
La maladie
Pertes blanches et démangeaisons chez la
femme, rougeurs et boutons chez l'homme. Extrêmement
désagréable mais entraînent rarement de graves
complications. Parfois difficile à s'en
débarrasser.
La biologie
Mise en évidence directe au microscope
des champignons.
Traitement
Application locale de produits antifongiques,
ovules, parfois traitements par voie générale.
En
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TRICHOMO NAS
Parasite des voies uro-génitales
surtout chez la femme et sexuellement transmissible.
La maladie
& nbsp; Pertes blanches et
brûlures vulvo-vaginales chez la femme. Peu de signes chez
l'homme (urétrite parfois). Pas de complications
généralement.
La biologie
Parasite facilement mis en évidence par
l'examen direct au microscope.
Traitement
Antibiotiques et anti parasitaires
spécifiques par voie locale et générale.
En
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OXYUROSE VULVAIRE
Les oxyures sont des petits vers contaminant la
vulve depuis le tube digestif (anus). Ils peuvent être transmis
au partenaire au cours des relation sexuelles.
La maladie
Démangeaisons ano-vulvaires. Pas de
graves complications.
Traitements
Produits spécifiques par voie
générale et locale.
La gale
Due au parasite
Sarcoptes scabiei hominis, elle se transmet par contact sexuel
direct ou par l'intermédiaire du linge et de la literie. La
triade symptomatique comporte les lésions de grattage, dues au
prurit rapidement généralisé, le sillon et la
vésicule perlée. Cette dernière, située
à l'extrémité du sillon, est provoquée
par l'acarien. Le traitement consiste à traiter tous les
membres de la famille par badigeonnage du corps avec un produit type
Ascabiol et à désinfecter linge et literie au DDT.
POUX DU PUBIS
Morpions
Parasites bien connus, cousins germains du pou
de la tête mais ne peuvent vivre que dans les poils pubiens
(car plus gros). Bien sûr sexuellement transmissibles à
95% des cas. Possible transmission par les objets (draps de lit).
La maladie
Démangeaisons importantes partout
où se trouvent des poils avec lésions de grattage
(excoriations).
La biologie
Reconnaissance facile du morpion à la
simple loupe. Lentes (œufs) accrochés sur les poils.
Traitement
Par application locale de produits
spécifiques, rasage, et stérilisation de tous
les sous vêtements, draps susceptibles d'avoir
étés en contact avec le parasite. Les morpions
deviennent de plus en plus résistants aux produits classiques
d'où la difficulté parfois de nos jours à en
venir à bout.
L'HERPES GENITAL
Dû au virus Herpes homini de Type
2, alors que le Type 1 intéresse classiquement d'autres
parties du corps à savoir le visage. Mais de part les
pratiques sexuelles actuellement de plus en plus variées il
n'est pas exceptionnel de retrouver du Type 1 au niveau des parties
génitales.
La contamination est sexuelle, directe. Elle se
produit par contact lorsqu'il y a lésion cutanée ou
muqueuse par l'herpes. Cependant on commence à décrire
des contaminations par des porteurs d'herpes alors qu'il n'y aucune
lésion extériorisée.
La maladie
- La primo infection.
&nbs p;
Caractérisée par l'apparition d'une brûlure
puis rougeur puis vésicules et ulcérations au niveau
de la vulve généralement au point de contact. Cet
épisode est très parlant car très douloureux.
Il s'accompagne généralement de qqs ganglions.
Traité ou pas cet épisode va guérir
spontanément mais le virus va rester à vie dans
l'organisme caché dans un ganglion pour
réapparaître de temps à autre et suivant le
trajet d'un nerf refaire surface à la peau, c'est l'herpes
génital récurrent.
- L'herpes génital
récurrent.
&nbs p; A
l'occasion de fatigue, règles, exposition au soleil, stress
etc. l'herpes se re-extériorise réalisant de nouveau
brûlure, rougeur, vésicule et ulcération .
Douloureux bien sur mais moins que lors de la primo
infection.
La biologie
Le virus de l'herpes peut être mis en
évidence par cultures intra cellulaires, par recherche
d'anticorps dans le sang et par réactions spécifiques
au niveau des prélèvements.
Traitement
L'Herpes se traite par des anti viraux
administrés par voie générale et locale.
L'efficacité du traitement dépend de la
précocité de la mise en place du traitement. Ne sont
traitées que l'herpes primo infection et les
récurrentes. Il 'y a pas de moyen d'éradiquer
complètement le virus une fois qu'il a
pénétré notre organisme. Le principal
médicament est l'ACYCLOVIR.
En
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CONDYLOME S
VEGETATIONS VENERIENNES
(Crêtes de coq)
Végétations au niveau de la
sphère génitale (vulve, col de l'uterus) dues au
Papilloma virus (HPV). Contamination par contact sexuel direct, les
excoriations cutanéo muqueuses facilitant l'entrée du
virus.
La plupart des condylomes sont dus a des HPV
benins, mais dans 5% des cas à des HPV doués de pouvoir
oncogène c'est à dire que les lèsions
condylomateuses qu'ils entraînent peuvent à la longue
dégénérer en cancer.
La maladie
D'abord demangeaisons puis apparition de
végétations caractéristiques (type verrues),
isolées, groupées voire en chou fleur parfois
douloureuses à l'entrée de la vulve et autour de l'anus
chez a femme. Possibilité d'atteinte au niveau du col de
l'uterus et des parois vaginales. Là ces lésions ne
pourront être mises en évidence que par un examen
gynécologique adequate.
Chez l'homme, même type de
végétations au niveau de l'anus,de la verge et du
gland.
Biologie
Mise en évidence et possibilité
de typage du virus.
Traitement
Les lèsions peuvent et doivent
être détruites par applicationde produits locaux
spécifiques, par cryothérapie, par electrocoagulation
mais le traitement de choix est la vaporisation des condylomes par le
LASER Co2.
En
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Le
cytomégalevirus (CMV)
PH. JUDLIN (1998)
Le CMV est un virus à DNA appartenant
à la famille des herpèsvirushumains (HSV5)
Épidémiolog ie actuelle
La transmission peut s'effectuer outre la
transmission materno foetale prénatale ou perpartum par voie
sanguine (transfusions leucocytaires) ,lors de greffes , par simple
contact extra- sexuel (salive, allaitement maternel) et par voie
sexuelle. Ce dernier mode a été confirmé par de
nombreux travaux, étudiant notamment la présence du
virus chez les partenaires de conjoints porteurs du CMV [56].
De même, la prévalence du CMV est majorée dans
les populations d'homosexuels mâles suivis pour MST. Une
étude de l'OMS citée par Embil a retrouvé des
anticorps anti CMV dans la moitié des populations de donneurs
de sang de la plupart des pays. Une autre étude canadienne
indique une séro prévalence qui augmente avec
l'âge, pour atteindre 52 % de la population à partir de
40ans [58].
Particularités cliniques
Chez l'adulte, I'infection à CMV est presque
toujours asymptomatique, même si on a décrit
différents tableaux: syndrome mononucléose-liLe,
hépatite bénigne, pneumonie, syndrome de
Guillain-Barré...
Moyens du diagnostic
Les infections cliniquement significatives
s'accompagnent d'une virémie. L'isolement par cultures
cellulaires sur fibroblastes humains à partirde l'urine, des
sécrétions sexuelles (ou du sperme) constitue la
méthode classique, peu à peu supplantée par les
techniques d' amplification géniques type PCR. Des
méthodes indirectes et moins sensibles (utilisationd'anticorps
monoclonaux et coloration par méthode peroxydasique) ont
été proposées.
Des techniques sérologiques (fixation du
complément,immunofluorescen ce indirecte...) permettent de
rechercher les anticorps anti-CMV.
Le diagnostic positif est fondé sur la
maladie clinique et l'isolement viral(cultures, PCR). Une infection
à CMV peut être en outre suspectée en cas de
maladie clinique et d'élévation (plus de 4 x) du titre
des anticorps anti-CMV[59].
Association avec d'autres MST
Le CMV est une des infections virales
opportunistes les plus graves chez les malades atteints du SIDA. Des
signes d' infection à CMV ont
étéretrouvés à l'autopsie chez 90 % des
patients souffrant du SIDA. En casd'immunosuppression le virus latent
peut à tout moment donner une infection active.
Principes thérapeutiques
Il n'existe pas actuellement de traitement
codifié efficace vis-à-vis duCMV. L'aciclovir donne
néanmoins certains résultats encourageants:
ilréduirait le risque d' infection après greffes de
moelle osseuse chez les séropositifs et prolongerait la survie
[60]. De même, le valaciclovir (Zélitrex0)
semble prometteur.
Les mesures préventives sont en revanche
importantes et efficaces: mesures d'hygiène pour éviter
le contact avec les sécrétions infectées
(salive, urines, sang, sperme) . L' usage du préservatif
empêche efficacement la transmission du CMV [61].
Perspectives d'avenir
Plusieurs équipes tentent de mettre au point
un vaccin anti-CMV. Les difficultés sont grandes, qui tiennent
autant au manque de compréhension de la pathogénie des
infections qu'aux risques génétiques potentiels de
telsvaccins.
Les
hépatites virales
Nous ne traiterons ici
que des hépatites B (virus VHB) et C (virus VHC) pour
lesquelles nous disposons d'études précises.
L'hépatite A n'est pas véritablement concernée
ici; le virus D ne peut se répliquer qu'en présencedu
VHB et l'hépatite E, relativement rare en Europe, est assez
mal connue. Les virus des hépatites, en particulier des
hépatites B et C, peuvent se transmettre par voie
sexuelle.
L'h& eacute;patite
B
Épidémiologi e actuelle
La prévalence de VHB a
partout nettement progressé depuis 20 ans. On observe
cependant une incidence du virus très variable selon les pays
voireles régions. L' Europe constitue, face à l'Asie ou
l'Afrique, une zone de faible risque, la France s'y situant dans le
groupe intermédiaire, avec une prévalence de l'Ag HBs
entre O,l et O,5 % [67]. Dans de tels pays de faible
endémie, I'activité sexuelle représente une des
principales modalités de transmission du VHB. Si,
historiquement, ce sont les homosexuels masculinsqui
représentaient le groupe à risque, la diffusion de
l'infection se fait aujourd'hui essentiellement par voie
hétérosexuelle [68].
Particularités cliniques
Insistons seulement sur la
fréquence des porteurs sains, qui facilitent ladiffusion de
l'infection. Environ 10 % des patients contaminés feront une
hépatite chronique.
Moyens du diagnostic
&nbs p; Le virion complet
(particule de Dane) sera présent dans le sang enphase de
réplication active. Par ailleurs, les différents
marqueurs sont:
&nbs p; -
Ag HBs, premier marqueur détectable, il est fugace_4 à
12semaines_sauf si passage à la chronicité;
&nbs p; -
Ac HBc, de type IgM, ils sont présents précocement. De
type IgG, ilspersistent indéfiniment sans préjuger de
la guérison ou non;
&nbs p; -
Ac HBs se positivent après 3 mois et témoignent de la
guérison;
&nbs p; -
Ag HBe, témoin de la réplication virale, il
apparaît tôt. Sa persistance témoigne de la
persistance de l'infection;
&nbs p; -
Ac HBe, moins fréquemment recherchés signent en
règle générale la guérison;
&nbs p; -
Recherche du DNA viral (technique PCR...) qui, si positive,confirme
la persistance de la réplication virale.
Principes thérapeutiques
Nous ne développerons pas ici la
stratégie thérapeutique d'une hépatite chronique
active, qui repose essentiellement sur l'interféron. Nous
insisterons en revanche sur l'intérêt d'une politique
vaccinale, recourant notamment à des vaccins recombinants
[69]. Oublions la récente polémique sur les
risques non confirmés à ce jour de cette politique de
vaccination. L'expérience internationale confirme
l'intérêt d'immuniser avant l'adolescence pour
éviter la propagation par voie sexuelle. L'OMS etles CDC
américains, pour ne citer qu'eux, recommandent de telles
politiques [70].
H&eacut e;patite C
Le VHC,
découvert en 1989, est un virus à RNA
enveloppé.
Épidém iologie actuelle
Le VHC est largement présent
dans la population européenne. En France, 500000 à 2
millions de personnes seraient séropositives [71]. La
contamination se fait essentiellement par voie sanguine et la voie
sexuelle, fortement suspectée, n'a pas été
formellement démontrée [72, 73]. La
séroprévalence est nettement plus élevée
chez les patients consultants descentres MST, chez les
prostituées et les homosexuels (de 6 à 20 %) que dans
la population générale (O,5-1,4 % chez les donneurs de
sang) [74].Néanmoins, on peut considérer que ce
mode de transmission reste relativement marginal comparé
à la voie sanguine. Une enquête étudiant la
séroprévalence de sujets dont les conjoints
hémophiles étaient séropositifs, fait
état d'un taux stable de 4,1 % [75].
Particularités cliniques
Une hépatite aiguë est
constante. Si 20 % des cas guérissent ensuite
définitivement, la grande majorité des cas
évoluent vers la chronicité, avec risque de cirrhose
(20 % dans les 20 premières années suivant la
contamination) et d'hépatocarcinome [71].
Moyens du diagnostic
Le dépistage consiste en la
recherche des Ac anti-VHC (test ELISA).
&nbs p; L'isolement du RNA viral
par PCR est possible dans le sérum.
&nbs p; Insistons sur le fait que
toutes les études de séroprévalence retrouvent
la fréquente co-infestation par VHC et VIH [73].
Principes thérapeutiques
Le seul traitement
préconisé est l'interféron alpha. Il ne reste
qu'à espérerqu'un vaccin s'avère techniquement
possible et permette d'immuniser les groupes à risques.
Remerciements à F.
Delanoue |